Art. 7 : Mieux connaître son bateau
Mieux connaître son bateau
Danbil est un bateau fort agréable et bien équipé. Cela ne veut pas dire qu'il ne nécessite pas d'entretien, bien au contraire.
Mes compétences se limitaient à la rénovation d'une maison, et elles sont difficilement transposables au nautisme. C'est donc pour me sensibiliser et me former que j'ai fait un stage dans les ateliers nautique de Rochefort. L'entreprise s'appelle JS Marine, elle est composée d'un mécanicien, d'un agent de maintenance et du chef d'entreprise. Cette équipe m'a bien reçu et a répondu à la multitude de questions qui me brûlaient les lèvres. J'ai pu mettre en pratique les quelques opérations courantes sur un navire de plaisance : mâter, démâter, changer des haubans, des étais, vidanger un moteur, situer l'inverseur, changer des passe coques, des vannes, faire un antifouling etc.
J'en profite pour remercier chaleureusement l'équipe de JS Marine, soit Jean-Serge Bernagaud, Armel Ligot et Claude Beauvois. Les coordonnées de l'entreprise sont : 06 10 97 97 21 – jsmarine@hotmail.fr ils vous réserveront un accueil professionnel et seront répondre à toutes vos questions.

La mise en pratique des connaissances
Comme je l'écris plus haut, un bateau nécessite de l'entretien. Le plus courant concerne la coque, un traitement est à faire régulièrement : protéger son bateau , et oui son pire ennemi est l'eau !!
En premier, s'organiser avec les services portuaires pour gruter et transporter le navire jusqu'à l'aire de carénage.


Une fois installé sur l'aire de carénage : passer la coque au nettoyeur haute pression et faire l'état des lieux : état de l'antifouling et des passe coques.
Dans le cas de Danbil, l'antifouling avait été fait l'an passé et les passe coques étaient à changer car tous d'origine et l'on considère que la durée de vie d'un passe coque est de 10 ans. (je rappelle que Danbil a 17 ans).
Lorsque l'on change des passe coques sur un navire, il est fortement conseillé de changer également les vannes.
Avant

Après

Avant

Après

On peut facilement imaginer une avarie à cet endroit et les conséquences de celle-ci.
Pour l'antifouling, j'ai souhaité faire un traitement qui ne nécessite aucun entretien durant trois ans. Après avoir poncé légèrement la coque, j'ai passé une couche de matrice dure de couleur rouge puis deux couches d'érodable bleu afin de pouvoir observer l'usure des différentes couches.


Lorsque le bateau est hors d'eau, il faut en profiter pour changer les anodes et vérifier si elles sont bien reliées à la masse, changer la bague hydrolube (c'est elle qui permet à l'arbre d'hélice de passer dans la chaise), décaper son arbre d'hélice et son hélice sans remettre d'antifouling sur ces deux parties car il est préférable que l'usure se face de cinq microns sur toute la surface plutôt que l'électrolyse face un trou sous un éclat d'antifouling.
Une fois les travaux terminés, il est temps de remettre le navire à l'eau afin de vérifier si nos dix passe coques ont été correctement posés et ne fuient pas.

Pour ne rien vous cacher, c'est au moment de la remise à l'eau que la tension est à son comble !
Une petite astuce au passage : lors de cet exercice, vérifier que les vannes soient fermées car cela nous permettra d'observer si la fuite éventuelle est avant la vanne et donc dans ce cas il faudra ressortir le bateau pour réparer.
Dans le cas de Danbil, il y avait deux fuites sur les dix passe coques ; ce qui nous a obligé à ressortir le bateau pour la nuit : rien de grave, juste un peut de matière pour chambrer le capitaine/agent de maintenance..

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